Le procès de Dan Brown

la justice enfin équitable

Actualités du 7 avril 2006

Dan Brown peut avoir le sourire !

le DA VINCI CODE de Dan Brown n'est pas un plagiat

La Haute Cour de Londres n'a pas retenu les allégations de deux historiens, Michael Baigent et Richard Leigh, accusant Brown d'avoir volé des idées figurant dans leur livre "L'énigme sacrée". Ils avaient porté plainte contre l'éditeur britannique de Brown, Random House, qui est également le leur.

C'est donc le deuxième procès remporté par Dan Brown suite à différentes plaintes pour plagiat.

Dès la décision rendue publique, Dan Brown a immédiatement publié un communiqué saluant l'issue du procès. "Le verdict rendu aujourd'hui montre que cette plainte était totalement infondée", a-t-il dit.

"Je suis encore abasourdi que ces deux auteurs aient décidé d'engager des poursuites. Je suis content, non seulement d'un point de vue personnel, mais aussi en tant qu'écrivain".

"Les livres constituent une partie importante de notre culture. C'est un grand jour à la fois pour ceux qui écrivent et pour ceux qui aiment lire", a-t-il dit. Dan Brown avait été appelé à témoigner pendant le procès, truffé de références obscures à la monarchie mérovingienne, aux Templiers et à la descendance de Jésus, thèmes figurant tous dans le Da Vinci Code.

Ce verdict devrait satisfaire le groupe allemand propriétaire de Random House, et Sony Pictures, qui produit le film tiré du livre dont la sortie est prévue sur les écrans le 17 mai prochain.

Quant à Baigent et Leigh, qui ont publié "L'énigme sacrée" en 1982 - chez Random House - ils devront s'acquitter de frais générés par le procès s'élévant à près de deux millions de dollars. L'explosion des ventes de leur livre du fait du procès devrait les y aider.

Une façon comme une autre de se faire de la publicité...

 
Actualités du 28 février 2006

la sortie du film dépendra

de la décision de

la Haute Cour Britannique

Le film de Ron Howard, avec un budget de 100 millions de dollars, réunit un casting impressionnant avec notamment Tom Hanks dans le rôle principal du professeur de symbiologie Robert Langdon, Audrey Tautou et Jean Reno, Sir Ian McKellen et Alfred Molina. Il sera présenté à l'ouverture du 59ème Festival de Cannes le 17 mai prochain.

Croisons les doigts...

 

Lundi 27 février s'est ouvert à Londres le procès pour plagiat de l'écrivain Dan Brown. Il est accusé par deux historiens d'avoir volé des idées d'une de leurs publications pour écrire son best-seller, le Da Vinci Code.

Les plaignants, Michael Baigent et Richard Leigh, lui reprochent de s'être inspiré de leur livre, The Holy Blood and the Holy Grail, "L'énigme sacrée" en français, paru en 1982.

Le procès devant la Haute Cour devrait durer trois semaines. Si les auteurs demandent et obtiennent une injonction empêchant l'utilisation du contenu de leur livre, ils peuvent bloquer la sortie du film inspiré du best-seller, prévue le 19 mai en Grande-Bretagne. Le film avec Jean Reno et Audrey Tautou doit faire, le 17 mai, l'ouverture du festival de Cannes.

Les deux historiens britanniques poursuivent la maison d'édition Random House, affirmant que le Da Vinci Code s'est approprié le thème central de leur ouvrage, "L'Enigme sacrée", publié 20 ans plus tôt.

Fâcheuse coïncidence : Random House a publié au Royaume-Uni l'ouvrage de Dan Brown, traduit dans 44 langues depuis sa sortie en 2003. C'est elle aussi, qui a publié "L'Enigme sacrée".

Selon la demanderesse, le Da Vinci Code reprend des thèses selon lesquelles Jésus aurait épousé Marie-Madeleine et auraient eu un enfant et cette lignée descendrait jusqu'à nos jours.

"L'Enigme sacrée", ouvrage pseudo-historique, affirmait que Jésus pourrait ne pas être mort sur la croix, se serait marié avec Marie-Madeleine, et que leur descendance aurait été protégée en France par l'ordre des Templiers. Les auteurs suggéraient également que l'Eglise catholique aurait cherché à éliminer ces descendants pendant l'Inquisition.

Au deuxième jour du procès auquel l'auteur américain Dan Brown s'est promis d'assister tout du long, les avocats de Random House ont contre-attaqué mardi, affirmant qu'il ne pouvait être reproché à Da Vinci Code d'avoir repris des idées très générales, non protégées par les droits d'auteur.

Dan Brown s'est "approprié" le thème central de "L'Enigme sacrée", a dénoncé d'emblée l'avocat des deux plaignants. Dan Brown n'a jamais fait mystère de sa connaissance de l'ouvrage. Il le mentionne dans son best-seller, et a baptisé l'un des protagonistes du roman Sir Leigh Teabing, dont le nom est un anagrame de celui des deux écrivains. En France, l'ouvrage de MM. Baigent et Leigh,."L'énigme sacrée", est d'ailleurs sous-titré "Da Vinci Code, les sources".

Une première plainte en plagiat contre Dan Brown s'était soldée en août dernier aux Etats-Unis par une décision en faveur de l'écrivain américain. Un juge avait estimé qu'il n'avait pas plagié un ouvrage de l'auteur Lewis Perdue, "La Fille de Dieu" ("Daughter of God"), même si les deux livres partageaient des thèmes communs.

Random House, l'éditeur de Dan Brown, a regretté ce procès. "Cette action légale est sans fondement". Il semble toutefois plutôt confiant dans l'issue du procès. Il a souligné que les idées développées par les deux plaignants dans leur ouvrage n'étaient pas "originales", et "si générales" qu'elles n'étaient pas protégées.

Le procès a été suspendu jusqu'au 7 mars pour permettre au juge Peter Smith de lire les livres concernés : le Da Vinci Code de Dan Brown (744 pages), l'ouvrage des plaignants, L'Enigme sacrée (444 pages).